lundi 4 mars 2013

Scandale au mur de Berlin!

L'histoire du mur de Berlin continue. Ce week end vient d'étaler au grand jour un nouveau scandale issu du tandem BTP/promoteur immobilier. Collusion classique.
Il est en effet tentant de bâtir et de vendre ensuite très très cher des surfaces avec vue sur la Spree. Comme à Londres sur la Tamise. Une idée des prix : 500 000€ pour 50 M2 ! 10 000€ le mètre carré. Qui dit mieux?
Sauf qu'on est pas à Paris. C'était sans compter sur la réaction et la résistance des riverains et groupes activistes de Friedrichshain et Kreuzberg. Il est vrai qu'ils sont expérimentés dans le domaine de la lutte anti-système. Michel Houellebecq  doit se marrer...
De 300 vendredi, les manifestants sont maintenant plusieurs milliers à bloquer les pelleteuses. La mairie de l'arrondissement de Friedrichshain a pris peur et décidé d'arrêter les travaux pour l'instant.
Des pourparlers seraient en vue avec les promoteurs....
Tu parles : parions que la East Side Gallery restera. C'est comme ça que s'appelle cette partie conservée du mur, la plus longue de tous les segments  encore existants.
Ce kilomètre de mur est devenu une attraction mondiale. Le mètre carré se loue aux artistes. Il est défendu de toucher aux oeuvres sous peine d'amende.

N'empêche : il est cocasse de voir les Berlinois réclamer en 2013 le maintien de ce qu'ils voulaient détruire en 1989 !
Il est vrai que s'il y a beaucoup d'anciens (notamment de la RDA/DDR...) parmi les manifestants d'aujourd'hui, les motifs ont changé de niveau : on défend la mémoire( beaucoup), l'art (un peu) et surtout on s'oppose à la "gentrification."
Affaire à suivre....

mardi 29 janvier 2013

Quel tintamarre autour du dernier-né de la série diffusé dimanche 27 janvier. Sur ARD, comme d'habitude. Il semble que les fans manquent singulièrement d'humour. A force d'avaler une dizaine de "Krimis" par semaine, la plupart des téléspectateurs semblent tombés dans une addiction bizarre. Une pathologie collective les poussent uni voce à démolir MELINDA. Ce premier épisode d'une nouvelle série pour le Saarland et Saarbrücken a donc déçu et trompés ces pauvres addicts - apparemment, et selon les commentaires, frustrés par sa drôlerie parodique. L'acteur Devid Striesow accepte volontiers son rôle burlesque tout au long du scénario. Le scénario ? on n'y comprend pas grand-chose, certes, mais là n'est pas l'essentiel. Il faut se laisser porter par le courant, accepter les surprises, les contre-pieds, les rebondissements et les situations absurdes. Bref : il faut savoir rêver un peu. Pour beaucoup d'entre nous, serait-ce devenu trop difficile? C'est un Finnois qui dirige le film et les prochains épisodes en court de tournage : Hannu Salonen. Son style n'est pas sans rappeler Les Leningrad Cow boys de Karismaki. A l'époque, tout le monde n'aimait pas non plus... Personnellement, j'ai apprécié et passé une soirée joyeuse. J'attends la suite avec impatience. Laissons les puristes de la série-culte en proie à leur crise d'hystérie télévisuelle.